j’ai décidé que le mercredi ce serais le jour de « la minute rousse », jour ou je partagerais avec vous mes pensées existentielles.
Je continue dans mes réflexions écologiques. Dans les nouveau gestes que je pourrais adopter pour améliorer le sort de la planète, il y a « consommer bio ».
Je me suis donc penchée avec beaucoup de sérieux sur la question. J’ai commencé par l’alimentaire.
Puis-je passer au bio sans faire exploser mon budget qui n’est pas du tout extensible. J’ai donc décidé la semaine dernière de comparer le prix de chacun des produits « normaux » avec l’équivalent bio.
J’ai arpenté mon supermarché habituel, calepin et calculette en main, au fur et à mesure de mes courses hebdomadaires. L’amoureux a failli perdre patience, forcement ça a pris deux fois plus de temps que d’habitude.
Et oui, d’habitude c’est plutôt rallye au super marché. Ma liste de course est faite dans l’ordre d’implantation du magasin, on ne met dans le caddy que ce qu’il y a sur la liste, on prend deux minute chrono pour vérifier prix au kilo ou au litre et qu’il n’y a pas d’ingrédients indésirables comme autre chose que de la farine dans le paquet de farine, mais c’est tout.
Résultat des courses, sans mauvais jeux de mots et deux heures et demi plus tard. Les seuls produits que j’ai pu prendre en bio sont :
Les œufs et les bananes.
Les œufs, classé « élevage de plein air » étaient même moins chers que les œufs label rouge de la marque de mon super marché que je prends habituellement.
Les bananes, le prix est à peine plus élevé, on en mange très peu, je les prends bio depuis un bon bout de temps, de plus j’ai appris que ce sont les fruits ou les pesticides s’incruste le plus, l’effort financier étant moindre, ça vaux le coup.
Pour tout le reste pas possible sinon le budget explosait. Tout était une fois et demi voir deux fois plus cher qu’avec des produits dit « classiques ».
A savoir que je n’achète que des produits bruts. Je n’achète pas de plats cuisinés, pas de biscuit, quelques desserts lactés de temps en temps quand je suis pris de flemme et que je ne me sens pas de les faire à la maison. A part le chocolat, et une fois tous les six mois un paquet de biscotte aux céréales complètes.
Hormis le prix, j’ai eu aussi envie de voir d’où venaient les produits bios. Ben oui, parce que si les produits bios ont fait des milliards de kilomètre avant de se retrouver dans les rayons, je trouve qu’au final ils sont plus trop bio.
Je n’ai trouvé que très peu de produits made in France et pas d’indications suffisamment précises pour savoir où en France , et très peu aussi en union européenne.
Autant dire que, non seulement les produits bio sont encore super chers, en tout cas dans mon super marché habituel, qui pourtant à un rayon bio conséquent, mais en plus ils ont parcouru des milliers de kilomètres et du coup l’impact écologique je te raconte pas !
Pour le super marché, c’est raté !
Mais je ne me laisse pas abattre comme ça moi !
Direction avec mes petites jambes, mon calepin, ma calculette et mon petit chariot à roulette le petit commerce bio de mon quartier. J’ai tourné, calculé, réfléchi, et je suis ressortie avec mon petit chariot à roulette tout vide.
Je ne suis pas assez riche pour consommer bio dans mon petit commerce bio de quartier.
Dernière chance tant que j’y étais, le nouveau commerce bio « zéro emballage » qui vient d’ouvrir pas loin. Je me dis que vu qu’il n’y a pas les emballages, ce qui est encore plus bio et mieux pour la planète, ça devrait être peut être pas moins cher, mais au moins au même prix.
Là encore grosse déception, trop cher pour mon petit budget.
Dernière chance, je sais qu’il y a une AMAP dans mon quartier. Les AMAP sont des associations qui proposent moyennant un abonnement un panier de produits bio de petits producteurs locaux toutes les semaines.
Une solution plutôt sympathique même si elle comporte quelques inconvénients. Ils y a forcément certains fruits et certains légumes dont vous ne verrez jamais la tête dans votre panier vu qu’il n’y a pas de production à proximité. Idem pour les autre produits comme la viande, la volaille, les œufs, les fromages.
Je fais mes petites recherches, je regarde l’AMAP la plus proche de chez moi. Chouette il y en a une dans mon quartier, dans ma rue même, chouette les prix sont corrects, 16,50 € par semaine pour un panier de quatre personnes, bon on est cinq mais cinq petits appétits, ça devrais le faire. Elle propose aussi des œufs mais 37 € les 24 c’est plus des œufs c’est du caviar ! Pas de fruits, pas de fromage, et pas de viande ni de produits laitier. ça ne résout donc pas complètement mon problème, et en plus, zut les inscriptions ne sont plus possibles, plus de place pour cette année.
Voilà donc mon intention de consommer mieux, de consommer bio totalement avortée pour l’instant.
Alors oui, vous pouvez me dire, il reste une solution ! Consommer moins et me rabattre sur le rayon bio de mon super marché ! Pas sûr que si je dis à mes petit poisson et mon amoureux, « ben aujourd’hui ce sera trois haricot vert par personnes, mais attention vous pouvez savourer sans vous empoisonner ils sont bio, en revanche, pas de poulet il venait de trop loin ! on mange des œufs comme hier et avant hier et avant avant hier.» Pas sûr qu’ils apprécient et qu’ils comprennent.
Et non le végétalisme ne me tente pas du tout. Je respecte ceux qui s’engage dans cette voix là, nous ne sommes pas de grand « viandars », nous n’en mangeons qu’une fois pas semaine, néanmoins nous aimons bien trop manger des fromages et autres laitages, du poisson et des œufs pour faire ce choix.
S’alimenter tout bio à Lille, au final, il faut le dire, c’est super cher, et allez, j’ose, réservé à une certaine élite. Je ne baisse pas les bras pour autant, et je vais continuer à étudier la chose.
J’ai hâte que la ferme ré-ouvre ses portes, ce n’est pas du bio juste de l’agriculture raisonnée, en revanche pas d’emballages et des fruits et des légumes extra frais puisque cueillis dans les champs soi-même, au même prix que les premiers prix du super marché !
Et vous to bio or not to bio ?