Adopter un chien, bonne ou mauvaise idée ?

Me revoilà avec mes réflexions du mercredi. Pas d’interrogations écolo-planétaires, mais une réflexion sur le meilleurs ami de l’homme, le chien.

Comme vous le savez, si vous suivez le bocal régulièrement, nous avons adopté il y a maintenant deux mois un petit chien, Diesel, par le biais d’un refuge. J’ai envie de partager avec vous cette expérience particulière.jack russel de 6 ans 2

Tout d’abord, je voudrais commencer par vous dire que vraiment je ne regrette pas cette expérience. C’est une aventure merveilleuse, riche d’échanges, de plaisir et d’enseignement sur soi.

Adopter un chien est un vrai engagement, que ce soit un petit chiot ou un chien adulte.

J’ai eu par le passé plusieurs chiens. Mon premier chien s’appelait Kaki, c’était une femelle teckel à poil ras fauve. Mes parents en avait fait l’acquisition lorsque j’avais 6-7 ans, pour que je surmonte ma peur viscérale des canidés.  Méthode très efficace, ma peur s’est très rapidement transformée en passion pour les chiens.

Je n’ai pas vraiment géré l’éducation de Kaki, j’étais enfant,  mais j’ai observé avec attention l’éducation bienveillante de mes parents.

Kaki était une chienne très intelligente, équilibré et sociale.

Nous avons eu pendant 17 ans une relation très forte, enfant je lui confiais tous mes secrets et mes chagrins. Elle dormait en cachette dans mon lit, me protégeait si elle sentait un danger.

C’était une petite chienne exemplaire. Après une longue et belle vie elle s’est éteinte à l’âge de 17 ans et demi.teckel à poil ras fauve

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Lorsque j’ai pris mon indépendance, j’ai adopté une petite femelle Boxer, Cookie, elle avait la jolie couleur des biscuits.

C’était un petit chiot adorable, très intelligente aussi, avec une grande soif d’apprentissage. Cette fois j’étais seule maître à bord, instinctivement j’ai choisi de l’éduquer avec beaucoup de douceur, sans aucune punition, juste des encouragements.

A 4 mois elle était propre et tout à fait docile, capable de faire ses ballades sans laisse. C’était une chienne tellement gentille que n’importe qui pouvait l’approcher, c’est d’ailleurs ce qui a causer sa perte, à 8 mois on me l’a volé alors qu’elle était dans mon jardin, j’étais pourtant juste à côté, dans ma cuisine.

C’était une époque ou en Tunisie, l’engouement pour les chiens en général et plus encore les chiens de race commençait.  Les chiens de race étant assez rares sur le territoire, le vol et le trafic de ceux-ci  a explosé.2004-03-111103074bigB

Crédit photo

J’ai écumé les marchés aux chiens, je ne l’ai jamais retrouvé. A partir de là je n’ai eu envie que de chiens bâtards, eux au moins était moins convoités.

C’est là que j’ai adopté mon premier chien adulte. Je ne sais pas si vous suiviez la série télé  « Alf ». C’est exactement à ça que ressemblais ma Chipie.

Une petite chienne joyeuse, affectueuse, et vraiment rigolote. Son premier maître était un petit garçon d’une douzaine d’année que je croisais souvent dans la rue, il devait s’en séparer car ses parents divorçaient et il ne pouvait plus la garder.

Nous avons partagé 2 belles années de bonheur qu’un vétérinaire incompétent a brusquement interrompu.alf

Ma vie ensuite n’a plus laissé de place à un chien. Parce qu’un chien ce n’est pas juste une compagnie lorsque l’on rentre du travail, ce n’est pas une peluche vivante !

Non un chien est un être avec des besoins spécifiques. Si l’on veut pouvoir satisfaire ces besoins qui lui sont essentiels, il faut du temps et un réel investissement.

Un chien a besoin de sortir se promener tous les jours, même si il vit dans un grand jardin, il besoin de sentir de nouvelles odeurs, de faire de nouvelles expériences, de croiser ses congénères.

Un chien n’est pas fait pour rester seul des journées entières sans pour autant qu’on soit collé à lui toute la journée, c’est la présence qui compte.

Un chien a le besoin d’apprendre de nouvelles choses tout au long de sa vie, pas besoin d’en faire un chien de cirque, mais lui apprendre de nouveau jeux, interagir avec lui est essentiel pour qu’il se sente bien dans ses pattes.

Je n’avais plus  le temps pour cela, alors même si l’envie était là je me suis abstenue.

Et c’est parce que trop de personnes adopte un chien sans s’être préoccupé de ces besoins essentiels et de savoir si ils pourront les satisfaire, que tant de chiens sont abandonnés.

Car souvent un chien dont on ne satisfait pas les besoin essentiel devient un chien à « problème », et au lieu d’essayer de comprendre pourquoi ce chien si mignon quand il était petit s’est transformé en psychopathe névrosé à quatre pattes, on s’en débarrasse, alors que c’est le maître qui est le responsable de cet état.

Je n’avais jamais eu de chien à « problème » jusque-là. Je découvre avec Diesel les joies et les angoisses d’avoir un chien perturbé. Les joies ? Oui les joies, car c’est un véritable bonheur lorsque je vois une de ses peurs disparaître, lorsque je le vois reprendre confiance en lui et dans les humains.

Les angoisses lorsque certain jours je me décourage et que j’ai l’impression que je n’arriverais pas à lui rendre son équilibre pour qu’il soit vraiment heureux.

Son ancienne maîtresse bien que pleine d’amour pour lui, n’a pas su satisfaire ses besoins fondamentaux. Il ne sortait pas de son jardin, ne rencontrais que rarement ses congénères, ne faisais aucune expérience comme se promener dans une rue pleine de bruit, de voitures, de moto, de gens. Il passait ses journées entières seul.

Sa maîtresse l’aimait, mais elle ne l’aimait pas comme l’on doit aimer un chien. Diesel qui est un chien extrêmement intelligent et gentil, s’est malgré lui transformé au fil du temps en petit chien craintif.

Et un chien craintif est un chien dont les réactions peuvent être brutales et effrayantes. Je pense que c’est ce qui a sans doute poussé son ancienne maîtresse enceinte de son premier bébé à s’en séparer.

Cela peut paraître paradoxal, mais j’ai bien plus de plaisir avec Diesel et tous ses petits travers, qu’avec tous mes autres chiens. La relation que j’ai établie avec lui est encore plus riche.

Chaque interaction est bien plus intense, cela m’oblige à avoir un comportement irréprochable, cela m’oblige à être constante dans mes humeurs et dans mes actions. Je suis de nature positive et optimiste, avec Diesel si j’ai ne serait-ce qu’un tout petit moment négatif il le ressent et me rappelle à l’ordre.

Cela demande du temps, de l’investissement personnel, de la patience, mais au final j’ai l’impression d’apprendre autant que lui et ça c’est juste formidable.

Alors oui, adopter un chien par le biais d’un refuge même craintif, est une formidable aventure, néanmoins il faut partir avec l’idée que cela est une expérience très différente de l’adoption d’un chiot mais tout aussi enrichissante et pas plus contraignante. Les aléas seront juste différents. Cependant, avant de faire la démarche, réfléchissez bien à ce que vous pouvez accepter, et ne vous engagez pas à la légère.

J’ai envie de finir ce billet par une mise en garde. Si vous avez envie d’un chien chiot ou adulte, avant de vous poser la question de la taille, la race ou de la couleur ils y a des questions fondamentales à vous poser, dans cet ordre d’importance je pense.

Ai-je le temps et les moyens pour promener ou faire promener mon chien au moins 10 mn 4 fois par jour  et au moins 45 mn une fois par jour?

Ai-je la patience pour l’éduquer dans la douceur et dans le respect de chacun pendant très longtemps, un chien vit 15 ans et plus ?

Ai-je un espace sécurisé et confortable à lui offrir ?

Ai-je les moyens financiers pour le nourrir, le soigner ?

Si vous répondez non à une de ces questions, alors abandonnez l’idée d’avoir un chien, vous ne serez pas heureux et lui non plus.

Vous comprendrez aussi pourquoi le bocal n’est pas très animé en ce moment, je suis très, très occupée avec mon nouveau compagnon !

Pour finir un petit lien intéressant sur l’adoption en refuge.

Que cette journée vous soit douce et créative.

Désolé, l’ascenseur est en panne, prenez les escaliers !

Avec l’amoureux, lorsque nous avons eu nos petits poissons, nous étions très optimistes, persuadés que le monde, lorsqu’ils seraient grands, serait encore meilleur que le nôtre.

Avec l’amoureux, nous venons de milieux sociaux culturels très différents. En rencontrant l’amoureux, je me suis rendu compte de la chance que j’avais eu de naître dans une famille aisée, dont les deux parents avaient fait des études supérieures, et qui m’avait dès mon plus jeune âge donné accès à la culture, à la connaissance, à la réflexion philosophique, aux voyages qui permettent la rencontre avec d’autres cultures. Ce n’était pas le cas de l’amoureux, qui lui avait dû se former seul à la culture, la connaissance et les voyages une fois dans la vie active, parce qu’il était avide de savoir.

J’ai cru alors que si je nourrissais intellectuellement mes petits poissons, en préférant une sortie au musée plutôt qu’au parc d’attraction, en leur donnant des livres à lire plutôt que de regarder la télé, en les ouvrants à toutes les cultures, lorsqu’ils seraient grands, ils auraient les mêmes chances d’accéder à des études supérieures malgré nos revenus modestes bien que largement suffisants pour vivre très heureux.

Aujourd’hui la sardine, mon aînée à 19 ans. Effectivement j’ai pu voir combien mon « nourrissage » intensif tout au long de son enfance a pu être bénéfique tout au long de sa scolarité. La sardine a toujours été une élève brillante, la crevette et le plancton aussi d’ailleurs. La sardine à décrocher son bac avec mention très bien, si « l’excellence » existait toujours elle l’aurait certainement eu.

Et c’est là que mon désenchantement commence et le sien aussi. Elle nourrit de grandes ambitions d’études, Science Po, grande école réputée accessible sur concours ou sur dossier pour Science Po. Paris. Elle aurait pu l’année de son bac envoyer son dossier à Paris, mais elle a renoncé. Pourquoi ? Même si elle avait été reçue, se loger, se nourrir, acheter les livres nécessaires pour ses études, des billets de train pour rentrer de temps en temps à la maison, tout ceci est bien au-dessus de ce que nous pouvons offrir pour subvenir à ses besoins quotidiens sur Paris. Elle s’est motivée en se disant que de toute façon à Paris, les filières qu’elles voulaient faire n’existaient pas et que tenter le concours commun des Sciences Po. de province serait tout aussi bien.

Un concours, ça se prépare. Et là encore surprise ! Les chances ne sont pas les même pour tout le monde. Si vous avez les moyens d’offrir à vos enfants une prépa payante, très chère, les chances de réussir le concours sont multipliées par dix. Si vous avez la chance d’habiter Paris et d’être retenu pour la prépa du lycée Henry IV, même si vos moyens sont modestes là aussi vous avez toutes vos chances. Ce n’est pas notre cas, fort heureusement nous avons la chance d’habiter Lille, dont l’université publique offre une prépa., aux tarifs universitaires public. C’est une classe sélective, avec ses excellents résultats scolaires, ma sardine n’a eu aucun mal à y être admis.

En revanche, le taux de réussite est bien moindre que pour prépa privée ou pour celle d’Henry IV. La sardine est une bosseuse, elle travaille bien au-delà de ce que ses professeurs demandent. Je pense, je l’espère très fort, qu’elle réussira au concours. Une fois qu’elle aura eu son concours, (elle l’aura, elle l’aura, elle l’aura…) de nouveau nous nous retrouvons face à un dilemme. La filière qui lui plait le plus se trouve à Aix. Sauf qu’Aix c’est loin de Lille. Ce n’est pas Paris, n’empêche, financièrement ça va être compliqué. Ma sardine a beau être boursière, lorsque l’on voit le montant des bourses et le coût de la vie…

Nous n’y sommes pas encore, néanmoins, sera-t-elle  obliger de choisir Lille par défaut ? Pourquoi, parce qu’elle vient d’une famille de la classe moyenne, elle n’a pas accès au même choix d’étude alors que c’est une jeune fille extrêmement brillante que si nous étions financièrement bien plus à l’aise. Où est la réussite au mérite ? Où sont les chances de pouvoir choisir son chemin de vie, son métier en toute liberté, sans entraves sociales ? Et encore ma sardine est privilégiée, elle maîtrise les codes sociaux culturels de la classe supérieur, ce qui lui a permis d’être au même niveau intellectuel que des enfants issus de ces classes-là. Elle a aussi la gestuelle, le langage et le vocabulaire qui lui permet d’être dans son élément parmi les nantis.

Mais pour les autres ? Ceux qui n’ont jamais eu un livre à la maison, ceux qui n’ont jamais mis un orteil dans un musée, ceux qui n’ont jamais assisté à une pièce de théâtre, tous ceux qui ne possède pas ces codes de langage, de gestuelle corporel qui permettent d’accéder à la couche supérieure de la société, quelles sont leurs chances aujourd’hui de sortir de leur « caste » ? Je me désespère de voir qu’elles sont infimes, et que même s’ils y mettent toute leur bonne volonté, le parcours sera semé d’embuches, compliqué et plein de désillusions.

Et quand je vois ce que veut faire ma crevette après son bac, je me désole déjà. L’école d’animation qu’elle aimerait faire coûte 15 000 € par an et dure 5 ans, et il n’existe pas d’équivalent dans le public, du moins nous ne l’avons pas encore trouvé.  Pourtant elle a un talent fou, et ce cursus lui correspond parfaitement. Sera-t-elle aussi obliger de choisir par défaut une simple école d’art, parce que seuls les enfants dont les parents ont les moyens peuvent accéder à l’animation, métier très recherché qui offre de belles perspectives d’avenir ?

Tant de questions auquel je n’ai pas de réponse. Tant de questions pour lesquels  Je n’ai pour l’instant pas de solution. Je ne perds pas espoir, j’ai envie de croire cette nouvelle génération saura changer les choses, avoir d’autres priorité que le matériel. Que cette génération choisira le spirituel, l’intellectuel comme chemin de vie. Pas très drôle mon billet du jour.

Et vous ? Comment voyez-vous l’avenir de vos enfants ?

Tout en plastique.

Le plastique, ce n’est pas fantastique !

C’est même une vraie plaie pour la planète.  Lorsque l’on a inventé ce matériau, on l’a trouvé fantastique parce qu’hyper résistant. Tellement résistant que aujourd’hui il nous submerge nous envahi de toute part.

Les océans s’étranglent de plastique, la terre transpire de plastique, il y a trop de plastique partout !4265ed1b-c093-43c8-a6ab-2d1dbd093672-1020x612

Oui et moi, je peux faire quoi pour limiter les dégâts ?

En voulant faire un petit inventaire de notre consommation quotidienne de plastique, j’ai réalisé qu’elle était énorme et que je ne m’en rendais même pas compte.  Et là, j’avoue que ma première réaction a été celle de l’autruche. Vous savez, celle qui refuse de voir tellement c’est effrayant !

Ma deuxième réaction a été celle de me dire, quel sont les petits efforts que je peux faire au quotidien pour limiter un tout petit peu mes déchets en plastique ?

Le radical extrémiste, ce n’est pas trop mon truc. J’ai donc décidé de faire le « tri » dans mes déchets plastiques et de les classer en deux catégories. Ceux que l’on peut recycler et qui ont donc moins de chance de se retrouver dans la nature, et ceux qui partent direct à la poubelle.

Certains trouveront certainement que cette attitude est peu responsable, car même si ils sont recyclés, le recyclage lui-même produit de la pollution. Certes mais avec le recyclage on ne produit pas de nouveau plastique et on limite un peu la cata.

Petit inventaire à la Prévert des déchets plastiques qui sont parti dans ma poubelle :

1 emballage de jambon, 1 emballage de charcuterie, 4 pots de crème dessert, 2 sachets en plastique qui emballaient mes légumes, un filet en plastique qui emballait mes oignon , la barquette en polystyrène du rôti avec son film étirable, un sachet en plastique qui se trouvait dans la boite de corn flakes, le plastique qui tenait ensemble les deux flacon de shampoing et celui des après shampoings, l’opercule de la boite de ricotta, le sachet en plastique de mes épinards surgelé, le sachet contenant les lardons. Je suis sure que j’en oublie.

C’est sans appel, nous consommons bien trop de plastique inutilement. En revanche je suis une adepte des méthodes douce, l’objectif « zéro déchet » très en vogue en ce moment et du reste admirable, pas pour moi. Quand les objectifs sont trop élevés ça a tendance à me décourager et me faire abandonner avant même d’avoir commencé.

J’ai bien envie de progresser mais vous allez voir, ce n’est pas si simple.

Et si je prenais mon jambon et mon salami à la coupe ? Oui ! Plus d’emballage en plastique, à la place un papier plastifié et un sachet en plastique. Résultat nul.jambon_91_1_93__91_1_93_

Pour les crème dessert, c’est vraiment dommage qu’elle n’existe pas en pot de verre, et je n’ai toujours pas trouvé de recette satisfaisante pour les remplacer.

Difficile de faire moins pour les sachets de légumes, je groupe déjà un max de légumes dans le même sachet, mais les sachet ne sont pas bien grand, alors tant que la ferme n’est pas ouverte, c’est pas simple. Quand aux oignon filet en pré conditionné ou sachet si je choisi le vrac voilà le choix que j’ai !

Pour le rôti, je peux aller chez le boucher du coin, lui acceptera surement de ne pas l’emballer et de le placer dans mon tup.  Et par la même occasion prendre mon jambon et mon salami chez lui aussi mais les prix ne sont quand même bien plus élevés, même si en qualité c’est certainement meilleur, mais quand y a pas de quoi payer plus, y’a pas.

Pour la boite de Korn flakes et si je prenais en vrac ? Oui sauf que là encore le vrac se retrouve dans un sachet en plastique. Pas sûr que mon super marché voit ça d’un très bon œil si je viens avec mon tup. à remplir.cornflakes

Pour le plastique des shampoings, ben les promos c’est quand même bien plus avantageux, bien sûr je pourrais fabriquer mon shampoing moi-même, mais après avoir fait un tour d’horizon des recettes et des ingrédients ce n’est pas vraiment rentable. A part l’amoureux qui à la coupe mili. réglementaire, c’est cheveux long pour tout le monde dans le bocal, alors c’est grosse consommation.

Quant à la ricotta aux lardons, là aussi je suis dans l’impasse. A moins de m’en passer, mais je ne suis pas prête pour cela.

J’ai bien tenté de congeler des épinards lorsque c’était la saison pour en disposer plus tard, mais le goût n’était plus au rendez vous. la surgélation est faite à très basse température très rapidement ce qui permet de conserver saveurs et vitamine.

Bien que consciente que la planète étouffe, je trouve que pour l’instant cela reste assez compliqué d’échapper au emballage plastiques. Et paradoxalement, chercher à éviter les emballages est bien plus onéreux que se contenter des produits classiques suremballés.78787337_o

Je vais donc continuer à privilégier, autant que possible avec mes moyens financiers, le moins d’emballage possible.

Je rêve d’un jour ou l’on pourra allez au supermarché avec des contenants réutilisables, un peu dans le même esprit que les sacs de course, et où l’on pourra tout acheter en vrac, de la farine en passant par le sucre, le café, le shampoing, la viande, le jus d’orange etc.

Tout le monde y gagnerait ! Les super marché feraient de sacrés économies, ça coûte bien moins cher de ne pas conditionner les produits, moins de déchets pour la planète, et nous consommateurs profiterions de la baisse des prix induite par le déconditionnement des produits.

Des magasins de ce genre existent déjà, sauf que pour l’instant ils sont plus cher qu’un super marché classique, allez comprendre ?

Je crois que le mouvement est en marche, lentement mais surement.

Et vous, quelles solutions faciles et économiques, avez-vous trouvé pour consommer moins de plastique jetable ? Je suis vraiment preneuse de toutes les bonnes idées.

To bio or not to bio ?

j’ai décidé que le mercredi ce serais le jour de « la minute rousse », jour ou je partagerais avec vous mes pensées existentielles.

Je continue dans mes réflexions écologiques. Dans les nouveau gestes que je pourrais adopter pour améliorer le sort de la planète,  il y a « consommer bio ».

Je me suis donc penchée avec beaucoup de sérieux sur la question. J’ai commencé par l’alimentaire.

Puis-je passer au bio sans faire exploser mon budget qui n’est pas du tout extensible. J’ai donc décidé la semaine dernière de comparer le prix de chacun des produits « normaux » avec l’équivalent bio.Das Wort Bio aus Salat und Gemüse

J’ai arpenté mon supermarché habituel, calepin et calculette en main, au fur et à mesure de mes courses hebdomadaires. L’amoureux a failli perdre patience, forcement ça a pris deux fois plus de temps que d’habitude.

Et oui, d’habitude c’est plutôt rallye au super marché. Ma liste de course est faite dans l’ordre d’implantation du magasin, on ne met dans le caddy que ce qu’il y a sur la liste, on prend deux minute chrono pour vérifier prix au kilo ou au litre et qu’il n’y a pas d’ingrédients indésirables comme autre chose que de la farine dans le paquet de farine, mais c’est tout.

Résultat des courses,  sans mauvais jeux de mots et deux heures et demi plus tard. Les seuls produits que j’ai pu prendre en bio sont :

Les œufs et les bananes.

Les œufs, classé « élevage de plein air » étaient même moins chers que les œufs label rouge de la marque de mon super marché que je prends habituellement.

Les bananes, le prix est à peine plus élevé, on en mange très peu, je les prends bio depuis un bon bout de temps, de plus  j’ai appris que ce sont les fruits ou les pesticides s’incruste le plus, l’effort financier étant moindre, ça vaux le coup.

Pour tout le reste pas possible sinon le budget explosait. Tout était une fois et demi voir deux fois plus cher qu’avec des produits dit « classiques ».

A savoir que je n’achète que des produits bruts. Je n’achète pas de plats cuisinés, pas de biscuit, quelques desserts lactés de temps en temps quand je suis pris de flemme et que je ne me sens pas de les faire à la maison. A part le chocolat, et une fois tous les six mois un paquet de biscotte aux céréales complètes.

Hormis le prix, j’ai eu aussi envie de voir d’où venaient les produits bios. Ben oui, parce que si les produits bios ont fait des milliards de kilomètre avant de se retrouver dans les rayons, je trouve qu’au final ils sont plus trop bio.Bioooo

Je n’ai trouvé que très peu de produits made in France et pas d’indications suffisamment précises pour savoir où en France , et très peu aussi en union européenne.

Autant dire que, non seulement les produits bio sont encore super chers, en tout cas dans mon super marché habituel, qui pourtant à un rayon bio conséquent, mais en plus ils ont parcouru des milliers de kilomètres et du coup l’impact écologique je te raconte pas !

Pour le super marché, c’est raté !

Mais je ne me laisse pas abattre comme ça moi !

Direction avec mes petites jambes, mon calepin, ma calculette et mon petit chariot à roulette le petit commerce bio de mon quartier. J’ai tourné, calculé, réfléchi, et je suis ressortie avec mon petit chariot à roulette tout vide.Faidherbe_1_

Je ne suis pas assez riche pour consommer bio dans mon petit commerce bio de quartier.

Dernière chance tant que j’y étais, le nouveau commerce bio « zéro emballage »  qui vient d’ouvrir pas loin. Je me dis que vu qu’il n’y a pas les emballages, ce qui est encore plus bio et mieux pour la planète, ça devrait être peut être pas moins cher, mais au moins au même prix.

Là encore grosse déception, trop cher pour mon petit budget.

Dernière chance, je sais qu’il y a une AMAP dans mon quartier. Les AMAP sont des associations qui proposent moyennant un abonnement un panier de produits bio de petits producteurs locaux toutes les semaines.amap5962

Une solution plutôt sympathique même si elle comporte quelques inconvénients. Ils y a forcément certains fruits et certains légumes dont vous ne verrez jamais la tête dans votre panier vu qu’il n’y a pas de production à proximité. Idem pour les autre produits comme la viande, la volaille, les œufs, les fromages.

Je fais mes petites recherches, je regarde l’AMAP la plus proche de chez moi. Chouette il y en a une dans mon quartier, dans ma rue même, chouette les prix sont corrects, 16,50 € par semaine pour un panier de quatre personnes, bon on est cinq mais cinq petits appétits, ça devrais le faire. Elle propose aussi des œufs mais 37 € les 24 c’est plus des œufs c’est du caviar ! Pas de fruits, pas de fromage, et pas de viande ni de produits laitier. ça ne résout donc pas complètement mon problème, et en plus, zut les inscriptions ne sont plus possibles, plus de place pour cette année.produitbio-61

Voilà donc mon intention de consommer mieux, de consommer bio totalement avortée pour l’instant.

Alors oui,  vous pouvez me dire, il reste une solution ! Consommer moins et me rabattre sur le rayon bio de mon super marché ! Pas sûr que si je dis à mes petit poisson et mon amoureux, « ben aujourd’hui ce sera trois haricot vert par personnes, mais attention vous pouvez savourer sans vous empoisonner ils sont bio, en revanche, pas de poulet il venait de trop loin !  on mange des œufs comme hier et avant hier et avant avant hier.» Pas sûr qu’ils apprécient et qu’ils comprennent.

Et non le végétalisme ne me tente pas du tout. Je respecte ceux qui s’engage dans cette voix là, nous ne sommes pas de grand « viandars », nous n’en mangeons qu’une fois pas semaine, néanmoins nous aimons bien trop manger des fromages et autres laitages, du poisson et des œufs pour faire ce choix.

S’alimenter tout bio à Lille, au final, il faut le dire, c’est super cher, et  allez,  j’ose, réservé à une certaine élite. Je ne baisse pas les bras pour autant, et je vais continuer à étudier la chose.

J’ai hâte que la ferme ré-ouvre ses portes, ce n’est pas du bio juste de l’agriculture raisonnée, en revanche pas d’emballages et des fruits et des légumes extra frais puisque cueillis dans les champs soi-même, au même prix que les premiers prix du super marché !

Et vous to bio or not to bio ?

Écolo ou pas écolo ?

Cela fait longtemps que je suis sensible aux questions d’écologie. Difficile me direz-vous de ne pas y penser lorsque l’on a des enfants, et que l’on se pose la question du monde que nous leur transmettons.écologie planète terre mains

Néanmoins j’ai une vision de l’écologie pratique et pragmatique. Allez, j’avoue, je veux bien à mon petit niveau, avoir au quotidien un comportement le plus écologique possible… à condition que cela ne me complique pas trop la vie. Pratique et pragmatique.

Alors oui je trie consciencieusement mes déchets, je regrette même que mon bailleur (je suis locataire) n’ai pas mis à disposition de ses locataires dans la résidence un container à compost. Compost qui serait très utile pour les espaces verts de la résidence.

Lorsque j’en ai parlé au responsable, il m’a rétorqué que c’était déjà difficile de faire respecter les différentes poubelles, déchets normaux et recyclables, alors un container à compost vous n’y pensez pas madame !Compost container

Du coup je n’ai même pas osé lui parler de mon idée loufoque de transformer les toits plats des différents bâtiments de la résidence en potager urbain. Je me suis dit qu’il allait vraiment me prendre pour écolo dingo.

Pourtant je verrais bien moi un potager suspendu, exploité par des maraichers professionnels à qui l’on pourrait acheter nos légumes.

Et puis esthétiquement parlant, ce serait carrément plus joli que ces petit gravillon tout gris. J’ai remis mon fantasme dans ma poche.

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Pratique et pragmatique.

Je préfère vivre en ville, je trouve ça plus écologique. J’entends déjà vos cris !

La ville ! Écologique la ville ?!?

Ben oui m’dam’, en ville point besoin de voiture polluante, tout étant à proximité, je peux faire mes course à pied, me déplacer en vélo, Lille est une ville très plate ça aide, et si vraiment je suis prise d’un coup de flemme, j’ai bus et métro pour me transporter.famille à vélo

De plus je vis en immeuble, qui au niveau chauffage est bien plus économique qu’une maison individuelle à surface égale, entre voisin on se chauffe mutuellement, bon sauf ceux qui sont au dernier étage mais bon, eux ils ont la vue, on peut pas tout avoir !

Et comme dans une ville l’urbanisation est dense, il fait toujours quelques degrés de plus que dans la campagne toute proche, du coup on chauffe moins et la encore on économise de l’énergie. Je sais que l’argument peut paraître bizarre, n’empêche techniquement c’est pourtant ce qu’il se passe.

Mon immeuble je le rêve recouvert de panneaux photovoltaïques, et comme il y a pratiquement tout le temps du vent, des éoliennes au milieu de mon potager imaginaire, ça sera le top.

J’y connais pas grand-chose en terme d’énergie solaire et éolien, mais je suis sûr que l’immeuble pourrais être autonome ne serais ce que pour l’éclairage des espace communs.c4575dce-218b-11e1-9b63-c9a21c0853bc

Bon arrête de rêver et agi. Pragmatique et pratique.

Je tri mes déchets, j’utilise le moins possible ma voiture polluante, je fais la chasse aux lumières allumées pour rien, aux appareils en veille, je recycle au maximum, je ne change d’appareil ménager ou électronique que vraiment s’il ne marche plus et qu’il n’est pas réparable à un prix raisonnable.

J’ai cessé d’être une accro aux vêtements , j’essaye de modérer mes achats de vêtements ET de chaussures, même si j’ai une grande marge de progression dans le domaine.

Je ne consomme que des fruits et des légumes de saison, que je choisi chaque fois que c’est possible, de production française et si possible de la région. Dés que la ferme ouvre ses portes je vais même les cueillir moi même.

Je fais la chasse au gaspi et je n’achète que ce que je suis sûre de consommer.Vegetables in wicker basket isolated on white

Et là commencent mes doutes et mes questionnements.

Suis-je prête à me passer d’orange, de café, de chocolat et de tas d’autre aliments qui ne peuvent être cultivés en France et encore moins dans ma région. Et là même si je pense très fort à la planète que vais laisser à mes enfants, égoïstement c’est non.

Comme dirait l’amoureux, l’écologie oui, mais quand ça te dérange pas trop.

Et oui ! Je ne suis pas prête à passer au toilette sèches, je ne suis pas prête à me passer de chocolat, de café, de thé, d’orange, de banane, de pistaches, je ne suis pas prête à n’acheter des vêtements que pour renouveler ceux qui sont trop usés et non pas démodés et tout un tas d’autre chose encore …

C’est mal, sans doute, mais l’écologie je la voudrais pratique et pragmatique, adaptée à la vie moderne, je suis prête pour les petites contraintes, peut être qu’un jour je n’aurais plus le choix, en attendant je continu à réfléchir à ce que je peux améliorer dans ma pratique quotidienne avec de petits gestes faciles à mettre en oeuvre qui  apportent un petit plus à ma vie de tous les jours.planète terre écologie

Si je devais comparer l’écologie à une religion, je dirais que je suis croyante mais pas vraiment pratiquante.

Et vous ? Vous en êtes ou avec l’écologie ?